De plus, la question matérielle se pose : chaque enfant a-t-il un ordinateur portable et une connexion Wi-Fi convenable ? Quid des enseignants âgés et/ou technophobes ? La première vague est censée avoir réduit la fracture numérique, mais la réduire ne veut pas dire l’avoir résolue. Il faudrait pour cela que la Fédération Wallonie-Bruxelles investisse dans le numérique à l’école. Et que les enseignants réfléchissent à des travaux réalisables grâce à un smartphone (vidéo YouTube, travail écrit par mail, etc.), outil normalement dans la poche de chaque adolescent – en attendant un futur proche dans lequel tablette et casque de réalité virtuelle feront partie du quotidien scolaire.

L’avenir est à l’enseignement hybride, à la conjugaison entre le présentiel et le distanciel, avec le maintien d’un minimum d’interaction sociale, comme cette semaine d’octobre (quasiment 50/50). L’un ne remplacera jamais l’autre, les deux sont imparfaits : ensemble, ils sont complémentaires à une pédagogie efficiente.”


Source : lalibre.be, “Pourquoi l’avenir est à l’enseignement hybride, entre le présentiel et le distanciel”, publié le 6/11/20 par Jonathan Dehoust. https ://www.lalibre.be/debats/opinions/pourquoi-l-avenir-est-a-l-enseignement-hybride-5fa553cd7b50a6525bf713b9