Apprivoiser les écrans ?La marche, meilleure alliée de la digital detox

20 mai 20200
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On a trouvé comment vous désintoxiquer après un excès d'écran post-confinement !

“Pendant le confinement, les écrans ont permis de travailler, de se divertir, de garder contact. Cependant, nous avons parfois eu l’impression de passer nos journées avec eux. Si l’on a souvent envie de s’en détacher, il n’est pas toujours évident de les lâcher. Une solution radicale ? La marche, comme l’explique Laurence Bril dans son livre, Passage piéton.

Les chiffres de Médiamétrie pour avril 2020 sont tombés : nous avons en moyenne regardé la télévision 4h40 par jour, soit une heure de plus qu’en avril 2019 et 50 minutes de plus qu’en février dernier. En cause ? Le confinement : bloqués à la maison, les Français ont trouvé dans le petit écran une échappatoire à un quotidien parfois morne.

La télé n’était pas le seul écran utilisé pendant les deux mois passés entre quatre murs : selon l’association nationale des DRH, 40 % des Français se sont retrouvés en télétravail, sans compter les enfants qui ont continué l’école à distance à l’aide de l’ordinateur. Quant au smartphone, sa consommation a explosé, selon une étude OPPO Mobile et Ifop : 62 % des Français déclarent utiliser davantage leur smartphone depuis le début du confinement, 45 % y passent plus de trois heures par jours.

Une augmentation de la consommation n’entraîne pas forcément une addiction. Tout dépend de ce que l’on fait pendant le temps passé devant les écrans : selon le professeur  Lejoyeux, si l’on reste dans la « relation d’utilité », autrement dit si les écrans permettent de travailler, garder contact, se divertir, sans nous couper du monde réel, on est totalement « en dehors du champ médical ».

Reste qu’à l’heure où l’on peut de nouveau sortir de chez soi facilement, il n’est pas toujours facile de quitter le monde des « like ». Selon une étude de l’Institut CSA pour le réseau LinkedIn France, 55 % des Français estiment qu’ils auraient eu du mal à vivre le confinement sans les réseaux sociaux. Et de ce côté-là, on devient vite accro comme l’ont démontré de multiples études ces dernières années. Le système de récompenses aléatoires à la base des réseaux sociaux (a-t-on de nouveau followers, combien a-t-on récolté des likes en plus, y a-t-il un info intéressante ou cool à lire, à voir ou à liker ?) nous fait consulter notre smartphone à tout va, parfois même en croyant avoir entendu une notification alors que ce n’est pas le cas : nous consultons notre téléphone en moyenne 26,6 fois par jour, et même 50 fois pour les 18-24 ans. La promesse attendue à chaque connexion ? Un shoot de dopamine.

Entre exigence professionnelle et recherche du like, la journaliste Laurence Bril était devenue totalement dépendante de ses écrans, au point de se définir elle-même comme « une interface chaise/clavier ». Le jour où elle en prend conscience, elle décide « de troquer Google contre des chaussures de randonnée pour explorer le monde. D’arpenter les sentiers plutôt que le Web ». D’instinct, c’est vers l’activité physique qu’elle se tourne, et la plus simple qui soit : la marche.

Elle commence autour de chez elle, le long des côtes de la Manche, par des marches d’une demi-heure. Cela suffit déjà pour « établir des connexions que le numérique avait abolies : avec mon corps, avec mon environnement, avec la nature, avec mes souvenirs aussi. C’est-à-dire avec l’essentiel ».

Petit à petit, l’ancienne non-sportive se prend au jeu et accélère, jusqu’à se mettre à courir. Prise par l’enthousiasme, elle s’inscrit à des marches puis à des trails en montagne, ces épreuves sportives où on peut sans rougir alterner marche et course selon sa forme et le terrain. Et elle continue : bientôt, elle enfourche de nouveau un vélo puis enchaîne les longueurs dans une piscine.

En remettant un peu de mouvement dans son quotidien pour se libérer de la servitude volontaire dans laquelle elle s’était embourbée, Laurence Bril s’est découvert un mental et des capacités qu’elle ne se soupçonnait même pas.  Restant portée par une motivation principale, « se sentir bien », la journaliste a changé : « je me sentais devenir sportive », mais aussi écolo et plus attentive à son alimentation. « Quitte à être influencés, soyons-le par nos pieds ! », conclut-elle gaiment.

Désormais réconciliée avec le sport et les écrans (difficile de s’en passer totalement quand « on exerce un métier où ordinateur et téléphone sont indispensables »), Laurence Bril partage son expérience dans un livre pétillant qui donne envie de chausser ses baskets pour aller, à pied et sans smartphone, un peu plus loin que le bout de la rue. Alors que nous avons de nouveau la possibilité de sortir de chez nous sans contraintes, ce serait dommage de se priver de cette reconquête de liberté et de ne pas découvrir des nouveaux terrains de jeu.”


Source : psychologies.com, “La marche, meilleure solution de la digital detox”, publié le 20/5/20 par Claire Sejournet. https ://www.psychologies.com/Actualites/Actu-des-livres/La-marche-meilleure-alliee-de-la-digital-detox

 

 

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