IDEESLa Croix – Présidentielle 2022, ce que proposent les parents d’élèves de l’enseignement catholique

7 février 20220
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Plus d'établissements libres (sous contrat), plus de rapports entre école et entreprise, mais aussi des subventions pour la restauration scolaire... Voici quelques unes des propositions des parents d'élèves de l'enseignement catholique en vue de la prochaine présidentielle.

“Placer l’éducation au cœur de la campagne, tracer des pistes d’amélioration pour l’enseignement catholique et pour l’école en général. Telle est la démarche de l’Association de parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel), qui publie en ce début février une série de propositions à destination des candidats à la présidentielle, comme elle l’avait fait, déjà, en 2017.

L’association de parents d’élèves plaide en faveur d’une liberté de choix effective pour les familles. « Il faut garantir la liberté d’ouverture d’établissements libres dans tous les territoires, tous les quartiers », exhorte-t-elle, en insistant sur sa volonté de promouvoir plus de mixité sociale.

Cette recommandation est aussi une réponse à la montée en puissance d’établissements privés hors contrat (122 créations, dont 12 % d’écoles catholiques, à la rentrée dernière). Elle vient par ailleurs rappeler que, chaque année, de nombreuses familles se voient refuser une inscription dans une école catholique, « faute d’une adéquation du maillage territorial aux besoins éducatifs mais aussi parce que les moyens ne suivent pas là où la demande est forte », comme le précise le président de l’Apel, Gilles Demarquet. Or, peut-on lire dans le document, « la liberté éducative n’existe que s’il y a équité des moyens financiers ».

Des subventions publiques pour la restauration scolaire

C’est aussiau nom de l’équité que l’Apel se joint au combat engagé par le secrétariat général de l’enseignement catholique pour une contribution financière publique en matière de restauration. « La cantine et les garderies doivent faire partie intégrante du temps scolaire. Ce sont des temps importants de la scolarité, en particulier pour les enfants des familles défavorisées », insiste l’association. Or le coût moyen d’un repas (environ 7 €) dissuade de nombreux parents d’inscrire leurs enfants dans le privé sous contrat.

Alors que quasiment tous les enfants en primaire déjeunent désormais à la cantine parce que les deux parents travaillent, l’Apel demande au futur exécutif « d’inciter les collectivités à subventionner la restauration scolaire dans l’enseignement catholique comme elle le fait dans l’enseignement public », décrypte Gilles Demarquet. « Un enfant est un enfant. Il n’y a pas de raison qu’il soit traité différemment suivant l’école qu’il fréquente », plaide-t-il.

Une école mieux connectée au monde de l’entreprise

Pour le reste, l’Apel suggère un surcroît d’autonomie pour les établissements, un thème que plusieurs candidats (Valérie Pécresse et Emmanuel Macron notamment) portent ou pourraient porter. L’association veut ainsi « une vraie équipe éducative constituée par le chef d’établissement autour d’un projet ». Et une meilleure coopération entre adultes passe, soutient-elle, par de la « bivalence », autrement dit le fait d’enseigner deux disciplines. Un casus belli aux yeux des syndicats enseignants. La mesure aurait pourtant pour avantage de « permettre à des enseignants d’effectuer la totalité de leur emploi du temps sur un établissement et non d’être partagés entre plusieurs », argumente Gilles Demarquet.

Engagée de longue date en faveur d’un rapprochement entre école et monde économique, l’Apel suggère aussi d’inclure une semaine de stage en entreprise pour tous les futurs enseignants, dans le cadre de leur formation initiale. « Cette meilleure connexion entre l’école et le monde de l’emploi fait clairement partie des demandes formulées par les familles », commente Julien Goarant, directeur de clientèle chez BVA.

« Une laïcité qui fait de la place à la fraternité »

L’institut de sondage a réalisé pour le compte de l’Apel une enquête qualitative pour cerner les attentes des parents, du public comme du privé, vis-à-vis de l’école. « Il apparaît que ces derniers veulent à la fois des approches pédagogiques plus individualisées et un plus fort engagement en faveur d’une éducation qui dépasse la simple instruction et porte des valeurs de civisme. »

C’est peut-être ce qui conduit l’Apel à plaider, de façon un peu surprenante, pour une « laïcité positive », expression controversée qu’avait utilisée le président Sarkozy dans son discours du Latran en 2007. « Il s’agit d’une laïcité apaisée, telle qu’on la vit dans nos établissements. Une laïcité qui laisse chacun libre de croire ou non mais ne coupe pas l’homme du spirituel et qui fait surtout de la place à la fraternité », explicite Gilles Demarquet.”


Source : la-croix.com, “Présidentielle 2022, ce que proposent les parents d’élèves de l’enseignement catholique”, publié le 7.2.22 par Denis Peyron. https://www.la-croix.com/Famille/Presidentielle-2022-proposent-parents-deleves-lenseignement-catholique-2022-02-06-1201198819

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