Éditos et analysesLa coéducation non violente

6 mars 20200
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La mode est à la coéducation. Il est loin le temps où les socialistes parlaient d'Etat-instituteur face à l'Eglise, "mater et magistra", qui reconnaissait aux parents le rôle de premiers et principaux éducateurs des enfants.

Est née au XXIème siècle la “coéducation”, à laquelle tiennent tant les syndicats de parents d’élèves, puisqu’elle est au fondement théorique de leur légitimité à intervenir dans l’école publique. Parents, professeurs : unis et solidaires au service de l’enfant ! Beau et antique, mais en pratique ? La FCPE en a fait, plus encore que les autres, sa marque de fabrique. Il faudrait traiter ainsi les parents comme des partenaires à part entière. On sait pourtant qu’il n’en est rien ! C’est même l’une des raisons principales du choix de plus en plus de parents d’opter pour le privé, plus respectueux des familles.

Dans le privé, tout n’est pourtant pas rose pour les parents . On pourrait croire que les familles obtiendront ce qu’elles veulent parce qu’elles payent. En fait, ces dernières craignent d’exprimer des critiques, de peur que leurs enfants ne subissent les représailles de leur témérité. Dans le public, comme le privé, le parents ont du mal à nouer une relation d’égal à égal avec les professeurs. Qu’un père ou une mère fasse une remarque sur le contenu d’un cours, et c’est un crime de lèse-majesté. Au nom de quoi quelqu’un d’extérieur à l’équipe pédagogique serait-il fondé à donner son avis ?

Pour autant, la coéducation est de nouveau en vogue. Elle ferait même partie des solutions à même de sauver l’école. Il faut dire que les défis actuels, comme la régulation des pratiques numériques ou la lutte contre radicalisation font de la mobilisation conjointe et loyale des parents, comme de l’institution éducative, une impérieuse nécessité.
Si parents et professeurs ne travaillent pas la main dans la main, la bataille est perdue d’avance. Mais l’idée peine à se traduire de façon concrète sur le terrain, tant la culture dominante tend à instaurer une relation dissymétrique au profit des enseignants.

Il ne reste plus qu’à instaurer des cours de coéducation non violente !

Anne Coffinier

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