#TouchePasAmonIEFInstruction en famille : une maman lance l’alerte sur son interdiction anti-constitutionnelle programmée

26 novembre 20201
https://educfrance.org/wp-content/uploads/2020/11/sea-4847987_1920-1280x853.jpg

Une mère prend la plume pour déconstruire pied à pied les arguments du Ministère pour mettre fin à la liberté d'instruire ses enfants dans la famille.

“Aujourd’hui, écoutons le cri du coeur d’une maman face à la privation du droit constitutionnel à l’instruction en famille que M Macron envisage, sous couvert de lutter contre le terrorisme.

Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de lire, car j’ai ce besoin de dire mon indignation, et surtout, ce besoin « impérieux » d’informer mes proches, amis et connaissances qui ne seraient pas au courant de ce qui se trame autour de l’IEF (ou Instruction En Famille). Entre Covid, vaccin/pas vaccin, crise économique, sociale, sanitaire, complotisme, terrorisme, loi de sécurité globale, élection américaine, tout cela sur fond de crise climatique, il reste si peu d’espace pour s’intéresser à cette privation de droit pourtant fondamental dont on parle si peu… Dans un premier temps, j’explique l’origine de ma colère. Dans un second temps, pourquoi avec mon conjoint nous avons choisi l’IEF. Puis, avant de conclure, je donne des faits concrets, chiffrés, sourcés , pour la plupart en provenance de sites officiels. Si vous trouvez ça long, vous pouvez lire une seule partie, vous devriez comprendre l’essence du problème.

I) POURQUOI JE SUIS EN COLÈRE

*** L’IEF est un DROIT français

Avez-vous entendu parlé de ce droit ? Peu de citoyens le connaissent. Moi même, avant d’être Maman, je ne connaissais pas. Et pourtant, me voilà aujourd’hui, à dévoiler sur la toile ma colère et mon écœurement car soudain, l’État veut me retirer ce droit.

*** L’IEF signifie… « Instruction En Famille »

BAM ! En voilà un gros dossier selon notre gouvernement ! Tout simplement, c’est faire l’École à la Maison, à ses enfants, en famille. Vraiment un truc de fous furieux ! C’est grave, nuisible pour la société et dangereux pour la sécurité des Français… Vous ne trouvez pas ? Ceux qui me connaissent doivent frémir à l’idée que j’instruise mon enfant à la maison, non ? En tout cas, c’est ce que pense notre gouvernement qui, en ces temps de crises multirisques prend le temps de supprimer ce droit, comme s’il y avait une urgence quelconque.

*** Un droit constitutionnel dont on veut me priver

Oui, Emmanuel Macron veut me priver de ce droit parental et rendre l’École obligatoire dès 3 ans. Alors vous allez me dire : « Mais l’École est déjà obligatoire, tu délires, tu deviens complotiste ! » Alors non et non. C’est l’instruction, et non l’École, qui est obligatoire de 3 à 16 ans. En revanche le CHOIX du mode de l’instruction revient aux parents et non au Président de la République (école publique, privée, sous contrat, hors contrat, IEF, cours par correspondance). Ah oui, j’ai oublié de spécifier que ce DROIT est inscrit dans notre Constitution et dans La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Instruction en famille : une maman lance l’alerte sur son interdiction anti-constitutionnelle programmée

Cette privation de droit n’est donc pas anodine. Je suis totalement indignée, car en tant que Maman, je ne me sens non seulement pas respectée dans mon rôle parental, mais surtout dépossédée de celui-ci. Je me sens déresponsabilisée, infantilisée et méprisée. Cette loi liberticide porte atteinte à mon intelligence et à ma dignité. Je n’ai pas besoin de M. Macron pour décider, à ma place, de l’éducation que recevra mon enfant. Merci, mais je suis une adulte et une mère responsable. Le père de mon enfant est également adulte et responsable. Alors, sommes nous encore « autorisés » en 2020 à utiliser notre libre arbitre ? Sommes nous encore libres en 2020 de nous poser des questions sur les choix que font ceux qui nous gouvernent et promulguent les lois, sans passer pour un complotiste, mais pour un citoyen qui se questionne, en cherchant des réponses justes et véridiques ?

*** Une loi que les institutions essaient de faire passer pour déjà validée

Le site officiel de l’Administration Française indique déjà que sur décision du Président de la République, le 2 Octobre 2020, « dès la rentrée scolaire 2021, la possibilité de recevoir une instruction à domicile serait très strictement limitée »

Instruction en famille : une maman lance l’alerte sur son interdiction anti-constitutionnelle programmée

Or, comme vous le savez, pour promulguer une loi, il y a une législation et des modalités à respecter  : dépôt du projet ou de la proposition de loi, examen de la première assemblée, vote de la première assemblée, navette entre le Sénat et l’Assemblée Nationale, adoption, promulgation. Le Conseil Constitutionnel peut être saisi pour vérifier que le texte de loi n’est pas contraire à la Constitution, ce qui est, je le rappelle, le cas de cette loi. Alors M.Macron serait-il lui même au dessus des lois ? Le gouvernement ne communique pas sur ses sites officiels, au conditionnel de ce projet de loi mais au futur simple de l’indicatif. Il semble que dans les papiers de ceux qui nous dirigent ce soit déjà acté. Alors un Président de la République et un gouvernement qui semblent au dessus de la législation dans leur façon d’agir et de communiquer, est-ce bien là, l’exemple que l’on souhaite donner à nos enfants de ce que sont les valeurs de la République ?

*** Une mesure qui ne respecte pas les Droits de l’Humain

 Macron a reçu une lettre ouverte de plusieurs organisations, dont la Ligue des Droits de l’Homme faisant part de leurs inquiétudes quand aux projets de lois récents notamment : « vous avez annoncé que vous envisagiez d’interdire l’enseignement à domicile afin de protéger les enfants des écoles illégales 
”souvent administrées par des extrémistes religieux”. Bien que nous comprenions que ces écoles constituent une menace, une interdiction générale de l’enseignement à domicile affectera la majorité des parents qui, pour de nombreuses raisons différentes, utilisent cette liberté avec des résultats satisfaisants, quelle que soit leur religion, ou leur absence de religion. Il existe certainement suffisamment de dispositions en droit français pour organiser les contrôles et s’assurer que les enfants sont effectivement éduqués selon les programmes éducatifs établis. »

*** « Mais pourquoi veulent-ils interdire ce droit ? », vous demandez-vous ?

Réponse : pour, officiellement, lutter contre le « Séparatisme islamiste ». Ils ont, depuis, rectifié le terme et parlent désormais d’un « projet de loi confortant les principes républicains ». Je suis donc (uniquement par ma volonté de vouloir instruire ma fille à la maison), mise dans la même case que les extrémistes religieux, berceau du terrorisme, car l’objectif de cette loi est bien de lutter contre le terrorisme. Mais qu’est-ce que j’ai à voir là dedans ? C’est très violent, irrespectueux et dur à avaler. Ceux qui me connaissent savent bien que je suis quelqu’un de bienveillant, doux, empathique et respectueuse.

*** Fin de l’IEF, une simple indignation personnelle ou l’affaire de tous ?

Je vous écris ces mots avec mon cœur blessé et il ne s’agit là que de mon ressenti personnel. Mais combien de parents en IEF éprouvent ce même sentiment d’injustice, d’irrespect et donc d’indignation ? Car si pour notre famille l’IEF est un choix, encore une fois basée sur la science, pour d’autres, c’est pour raisons de santé. Heureusement, pour ces-derniers, ceux-ci ne seront pas concernés par cette loi. Mais pour de nombreuses familles, c’est par obligation, pour sortir leurs enfants de l’insécurité que ces derniers éprouvent en milieu scolaire : stress, maux de ventre, de tête, angoisse, compétition, moquerie, mise à l’écart, violence, harcèlement de tout type poussant de nombreux enfants jusqu’à la phobie scolaire et sociale. 700 000 enfants, environ, sont victimes de harcèlement scolaire chaque année et le suicide qui peut en découler parfois est une réalité. Évidemment, ce n’est pas la majorité des enfants, fort heureusement, mais il ne faut pas nier que cela existe. Et avoir conscience que notre enfant peut basculer du jour au lendemain dans la spirale infernale… L’option de l’IEF peut être alors une solution, ne serait-ce que le temps de sortir l’enfant de cette détresse et de lui redonner confiance en lui, les autres et la vie. Enfin, l’École n’est tout simplement pas adaptée à certains enfants comme ceux porteurs de handicap, à haut potentiel, les enfants dys etc… L’IEF est pour eux la seule option possible.

II) POURQUOI NOTRE FAMILLE CHOISIT L’IEF ?

*** Les neurosciences comme base

Vous avez peut-être envie de me dire 
« Pourquoi tu te prends la tête avec ça, mets ton enfant à l’école comme tout le monde et nous embête pas » ? Ce sont les dernières connaissances que nous apporte la science sur le développement du cerveau de l’enfant, la gestion de ses émotions et les dysfonctionnements de l’Éducation Nationale qui nous poussent à instruire notre enfant à la maison pour ainsi respecter son rythme, sa créativité, sa curiosité et développer son potentiel et son autonomie dans un cadre de confiance. On est donc bien loin des idéologies religieuses extrémistes que veulent nous faire endosser le gouvernement, vous en conviendrez. Il est impossible d’énumérer ici la révolution que les neurosciences nous apporte en terme d’éducation. Mais il y a de très nombreux articles, livres, avis de spécialistes et études si cela vous intéresse, comme cette vidéo de Catherine Guegen ci-dessous.

L’éducation doit s’adapter au vue de ces découvertes, c’est une nécessité absolue pour le bien-être de nos enfants, les citoyens adultes de demain. Mais les gouvernements successifs ne semblent pas pressés de s’attaquer au sujet, voire même ralentissent les possibilités de changement. Pourquoi un tel refus ? Pourquoi utilisons-nous les données scientifiques dans tous les domaines de nos vies sauf en matière d’éducation ? C’est donc pour combler les lacunes de l’École Républicaine que nous faisons ce choix. Car (attention, scoop !) nous sommes les parents de notre enfant et sommes donc les plus légitimes à décider de ce qui est bon pour lui. Encore une fois, en nous appuyant sur les données scientifiques, et non pas par conviction religieuse.

*** L’école, un lieu de stress pour certains enfants

Et vous, avez-vous aimé l’École ? Pensez-vous que l’École telle qu’on la connaît soit la meilleure alternative pour le développement et le bien-être de nos enfants au vue des connaissances actuelles ? Si l’école est évidemment un lieu de socialisation, il est également un lieu de stress pour de nombreux enfants (sentiment de rejet, d’exclusion, punition, compétition, comparaison, non respect du rythme personnel physiologique et d’apprentissage, harcèlement, violence…). Les instituteurs et les professeurs ne sont pas responsables de ces situations, car ils ont beaucoup trop d’enfants à gérer dans une même classe pour pouvoir répondre aux besoins personnels de chaque enfant, malgré toute leur bonne volonté. On devrait plutôt les applaudir comme nous avons applaudi le personnel médical il y a si peu de temps. Or, un enfant, même tout petit, doit être considéré comme l’être humain à part entière qu’il est, avec son identité personnelle, des émotions et des besoins très intenses, différent de ses camarades, et pas seulement comme un élément d’un groupe du même âge. Alors quand on sait que le cerveau de l’enfant est extrêmement immature, fragile et manipulable jusqu’à ses 6 ans et que ses émotions sont vécues comme de véritables raz- de-marée, on prend conscience à quel point toutes ces situations négatives peuvent lui porter préjudice. Voilà quelques raisons qui peuvent pousser les parents à faire le choix de l’IEF. Il s’agit d’un projet familial réfléchi et d’un acte d’amour responsable qui demande du temps, de l’investissement et qui ne se prend jamais à la légère.

*** Suis-je contre l’École Républicaine ?

Évidemment non. Je suis citoyenne française, fière de mon pays et de ses valeurs. Et bien sûr, j’ai conscience que chaque parent n’a pas la possibilité, le temps ou même l’envie de faire l’IEF et c’est leur choix, leur droit, que je respecte totalement. Je 
suis heureuse que mon pays offre un système éducatif pour tous les enfants de la Nation. Mais je déplore et je m’indigne de tout mon cœur de Maman et de citoyenne, de toute mon intelligence et de tout mon libre arbitre, que nos dirigeants veuillent m’OBLIGER et me voler mon DROIT de choisir d’éduquer mon enfant avec amour et bienveillance. Ne tombons pas dans la division, la pluralité est notre richesse, restons unis dans nos diversités. L’éducation en fait partie. Elle en est même la base. Je ne suis pas contre l’École, je suis POUR l’Ecole publique, ET pour l’IEF, ET pour les Écoles indépendantes. A chacun sa façon de vivre, du moment qu’elle respecte les valeurs de la République et la liberté de penser et d’expression de chacun.

III) PLACE AUX ÉLÉMENTS CONCRETS ET AUX CHIFFRES POUR Y VOIR PLUS CLAIR

*** Quelques données

Les enfants en IEF (50 000 sur 12,4 millions) représentent seulement 0,4 % de la totalité des enfants en âge d’être scolarisés et la plupart des familles sont athées. La socialisation ne passe pas forcément par l’École et les enfants en IEF pratiquent des activités sportives et culturelles, font beaucoup d’activités en extérieur, en lien avec la nature et ont des amis. Ils font bien souvent preuve d’une grande ouverture d’esprit et de respect.

*** Des élus qui n’ont pas d’arguments sourcés

Aucun rapport, aucun chiffre, aucune preuve ne vient justifier l’idée du gouvernement selon laquelle il y aurait un lien entre le séparatisme islamique et l’IEF. Quand Xavier Breton, député de l’Ain, demande : « Monsieur le Ministre, avez-vous des éléments objectifs, qui permettent d’établir une corrélation entre l’instruction en famille et la radicalisation islamiste, qui permettraient de justifier l’interdiction que vous préparez à ce sujet ? » Gérald Darmanin, (Ministre de l’Intérieur) répond en guise d’éléments objectifs : « On ne peut pas à la fois me dire “vous n’êtes pas assez dur” et me dire dès qu’on prend des dispositions “ah oui mais alors là, prouvez-nous bien qu’il y a un lien avec la radicalisation” ». On a ici une belle justification politique de cette loi : il faut « prendre des mesures », peu importe si ces mesures ont une raison d’être ou pas visiblement.

M.Darmanin dit également : « Si la déscolarisation a pu, à un moment donné, être comprise dans la République, elle lui porte aujourd’hui de trop nombreux coups de poignard et fabrique des êtres parfois conditionnés au séparatisme », (toujours sans chiffre à l’appui). Or, les terroristes français agissant sur le sol français ont été instruits et éduqués par l’École Républicaine et non l’IEF (les terroristes de l’hyper casher et de Charlie Hebdo, de même que le tueur de Montauban et de l’école juive de Toulouse.)

*** Des Fake News pour justifier la suppression de l’IEF

Ceux qui veulent supprimer cette loi donnent de fausses informations à la Télévision, à la Radio et sur les réseaux sociaux (Est-ce par ignorance ce qui serait embêtant par rapport à leurs responsabilités ? Est-ce sciemment pour manipuler l’opinion public ?) Sur I24News et sur Twitter, Aurore Bergé (Présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, Députée et membre de la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation) affirme« Aujourd’hui nous avons 50 000 enfants qui sont hors des radars de la République. Réaffirmer la République, c’est le faire en actes en rendant la scolarisation obligatoire dès 3 ans» ce qui est totalement faux puisque ces 50 000 enfants sont déclarés (sinon comment auraient-ils ce nombre ?) et contrôlés chaque année, contrairement à ceux qui sont réellement « hors radar » et le resteront malgré cette loi.

Instruction en famille : une maman lance l’alerte sur son interdiction anti-constitutionnelle programmée

La preuve de cette « erreur » avec ce que dit M Darmanin (Ministre de l’Intérieur) sur Europe1 : « Des gens font l’instruction à domicile et le font extrêmement bien. Mais il y a 50.000 enfants aujourd’hui qui ne vont pas à l’école, la moitié pour des raisons médicales et l’autre moitié, nous nous posons des questions sérieuses, de gens qui sont totalement désocialisés et mis sous des dérives sectaires, islamistes et qu’il nous faut condamner. » Alors si ces 50 000 enfants sont réellement « hors radar » comment savent- ils que la moitié font l’IEF pour raison médicale ? On ne peut pas à la fois échapper aux radars de la République et être à la fois dans les statistiques, si ? Et si on est dans les statistiques, on est contrôlé tous les ans par l’Éducation Nationale. Donc s’il y a un danger, il est repéré… Par ailleurs, il énonce clairement une « erreur » sur une radio française en annonçant que l’autre moitié, soit 25 000 enfants, seraient donc mis en dérive sectaire islamiste ! Cela est très grave : ces déclarations sont calomnieuses et
 diffamatoires envers les familles pratiquant l’IEF dans le respect des valeurs de la République. Ceux qui nous dirigent ont-ils le droit d’émettre des « Fake News » en toute impunité ? Les Français méritent-ils la vérité ou de sordides histoires pour leur faire accepter une loi liberticide supplémentaire ? Ceux qui nous gouvernent semblent avoir choisi.

*** Une augmentation du nombre d’enfants en IEF qui s’explique

Selon la Commission d’enquête pour lutter contre la radicalisation islamiste sur laquelle va s’appuyer la loi interdisant l’IEF, disponible sur le site du Sénat, le nombre d’enfants en IEF a fortement augmenté, ce qui « inquiète » beaucoup la Commission, et le Gouvernement ! Ils semblent oublier que si l’IEF a autant augmenté ces deux dernières années, c’est aussi en partie parce que qu’ils ont rendu l’instruction obligatoire dès 3 ans en
 2019, au lieu de 6 ans depuis la loi Ferry de 1882. Donc mathématiquement, si vous prenez 0,5 % d’un nombre de référence qui a lui même augmenté d’un bond (Trois années d’un coup), vous obtiendrez inéluctablement un nombre supérieur à ceux des années précédentes. Sachant qu’environ 800 000 enfants voient le jour chaque année en France, forcément les chiffres gonflent vite. On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres selon les références, le choix des données, le point de vue de départ, les oublis, les erreurs.

*** L’IEF est une pratique encadrée et contrôlée


Dès la première année :  tous les deux ans par la mairie, et tous les ans par l’Éducation Nationale. Si les familles ne respectent pas les règles, un rappel leur est fait. Si lors du second contrôle les résultats sont jugés insatisfaisants, alors les parents reçoivent l’injonction de scolariser leurs enfants dans les 15 jours. Pourtant seulement 62 % des enfants IEF sont contrôlés chaque année et à peine 37,8 % des contrôles jugés insatisfaisants ont donné lieu à un second contrôle. « Plus inquiétant encore » selon la Commission d’Enquête, 40 % des mises en demeure de rescolarisation n’ont pas été suivies. Elle s’étonne que la loi ne soit pas appliquée puisqu’elle permet de ne pas passer à côté d’enfants hors système ou en danger. Ne faudrait-il pas appliquer la loi et effectuer ces contrôles avant de supprimer le droit à l’IEF à toutes les familles ?

*** Les écoles alternatives, une autre solution méprisée ?

La Commission et le gouvernement « s’inquiètent » que certains parents ne fassent plus suffisamment confiance à l’Éducation Nationale pour instruire leurs enfants. Ils ne veulent pas comprendre le choix de ces derniers pour l’IEF ou des écoles privées hors contrats (type Montessori). Parlant dans le rapport de « L’attrait pour des pédagogies “alternatives” » (l’usage de guillemets indiquant leur méfiance, ou leur mépris) de ces pédagogies, qui font pourtant leurs preuves), comme si cela posait un souci. J’aimerais comprendre le lien entre une pédagogie alternative qui respecte l’enfant et la lutte contre le terrorisme. Selon La Banque des Territoires et La Fondation pour l’École, la pédagogie Montessori est la pédagogie choisie par 40 % des écoles nouvellement créées et 12 % des nouvelles écoles accueillent des «publics spécifiques », c’est-à-dire des enfants souffrant de troubles de l’apprentissage divers ou de handicaps.

*** La religion, raison minoritaire pour ouvrir un établissement hors-cadre

Seulement 18 % des établissements hors contrats ont ouvert en 2019 pour motifs confessionnels ou religieux. En revanche, 75 % d’enfants inscrits dans de nouveaux établissements ouverts en 2019 reçoivent des pédagogies alternatives, type Montessori donc respectueuses des dernières connaissances scientifiques sur le développement des enfants. Ces méthodes utilisées dans les pays nordiques sont très efficaces.

*** Des méthodes qui marchent non encouragées

Céline Alvarez, auteure, conférencière et ancienne institutrice a mené entre 2011 et 2014 une expérimentation dans une classe de maternelle en ZEP (Zone d’Éducation Prioritaire ) à Gennevilliers. Elle a couplé les nouvelles connaissances cognitives à une partie de la pédagogie Montessori (mettant en avant l’autonomie et la confiance). Malgré des résultats 
étourdissants permettant aux élèves de rattraper leur « retard » en seulement six mois et des évolutions d’apprentissage de la part des enfants allant au delà de ce qu’elle avait pu imaginer, sans explication, le gouvernement lui a demandé d’arrêter son expérimentation. Alors que pourtant, selon le classement Pisa, baromètre pour les ministères de l’éducation et piloté par l’OCDE, la France arrive au 23ème rang mondial en terme d’éducation sur 79 pays.

*** Un mauvais classement pour la France
Selon le rapport de l’OCDE, la France ne progresse pas, mais stagne dans le classement. Et l’école française continue d’accentuer les inégalités sociales au lieu de les réduire. 
La France est l’un des pays où les élèves ressentent le moins de soutien de la part de leurs enseignants : moins d’un élève sur quatre déclare que ses enseignants lui indiquent ses points forts. 
Et 31 % des élèves disent qu’ils se sentent comme un étranger à l’école. Environ 20 % des élèves ont déclaré être victimes d’acte de harcèlement au moins quelques fois par mois. Plus d’un élève en France sur trois déclare penser que son professeur n’apporte jamais ou seulement parfois de l’aide supplémentaire en cours lorsque les élèves en ont besoin. De nombreux parents désirant pratiquer l’IEF pendant la crise sanitaire que nous connaissons pour des raisons de santé, ou pour ne pas infliger le port du masque à leurs enfants obtiennent de plus en plus souvent en guise de réponse de la part de la direction des écoles, des appels ou mails leur indiquant qu’ils sont obligés de mettre leurs enfants à l’école. De nombreux vices de procédures de la part des chefs d’établissements ont lieu actuellement, visiblement sous les « recommandations » de leur hiérarchie, allant même jusqu’à menacer les parents de faire un signalement aux services sociaux… Il y a de quoi s’interroger sur le fond et la forme des ces abus de pouvoirs.

IV) MA CONCLUSION

*** Les véritables raisons de cette interdiction ?

Quel est donc le véritable problème pour le gouvernement ? Le terrorisme qui viendrait de
 l’IEF, sans qu’aucune preuve ne soit apportée ni par la Commission ni par le gouvernement, ou la défiance d’un nombre grandissant de parents par rapport à l’Éducation Nationale ? Après toutes ces informations, pensez-vous que la raison de l’interdiction de l’IEF soit réellement de lutter contre le terrorisme ? Le séparatisme radical ne serait-il pas seulement un prétexte pour interdire l’IEF, droit parental dans le collimateur du gouvernement depuis tant d’années ? A votre avis, pourquoi sommes nous dépossédés de notre responsabilité et de notre droit constitutionnel parental ? A qui appartiennent nos enfants si nous perdons notre Droit de choisir pour eux, avant qu’ils ne soient majeurs et responsables à leur tour de leurs choix ? Pensez-vous que cette privation de Liberté mériterait un peu plus de visibilité dans les médias traditionnels ? Pensez-vous que les thèmes de l’Enfance, de l’Éducation et des lois liberticides soient assez importants pour être traités sur les plateaux de télévision ? Pensez-vous que nos enfants méritent que l’on refuse cette privation de liberté ?

Si vous étiez d’accord avec mon analyse, je vous invite à signer la PÉTITION établie par 
les Associations en lien avec l’IEF qui explique clairement qu’« Il est temps de lever le climat de suspicion et la stigmatisation dont les familles IEF font l’objet depuis des années, boucs émissaires d’un combat contre l’intégrisme religieux qui ne nous définit pas. »

Et parce que ce droit est notre liberté à tous, n’hésitez pas à partager, diffuser, informer à votre tour.

Je souhaite à chaque être humain de cette planète de connaître la Paix intérieure et j’ai l’espoir fou que nous sortirons de toutes ces crises actuelles, non pas plus forts, mais meilleurs.

Merci pour nos enfants…

 

Pauline Bichet,
Une maman et citoyenne indignée”


Source : https ://www.nexus.fr/actualite/billet-dhumeur/instruction-famille-maman-lance-lalerte/

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués : *

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos cookies ici.

Veuillez noter que les cookies essentiels sont indispensables au fonctionnement du site, et qu’ils ne peuvent pas être désactivés.

Pour utiliser ce site Web, nous utilisons les cookies suivant qui sont techniquement nécessaires
  • wordpress_test_cookie
  • wordpress_logged_in_
  • wordpress_sec

Refuser tous les services
Accepter tous les services