EDITOS ET ANALYSESExit l’amour de la France, bonjour… Youssoupha !

27 mai 20211
https://educfrance.org/wp-content/uploads/2021/05/nl-21-05-2021.png

Ils ont commencé à composer leurs dizaines d'épreuves terminales, les élèves du hors-contrat français implanté à l'étranger ! Au Liban, en Afrique, en Israël... aux quatre coins du monde. Ils sont indivisibles au coeur de notre République française, l'alma mater? Eux, qui cultivent pourtant l'amour de la France à l'extérieur de nos frontières…

Cela fait dix longues années qu’ils étudient dans des lycées français notre littérature, notre histoire, notre langue. Ils sont amoureux de notre civilisation. Ils ont rempli leurs voeux sur Parcoursup, et projettent d’étudier en France. Qui la médecine, qui les sciences physiques… Mais malgré leurs suppliques, relayées activement par Créer son école-Educ’France, ils seront laissés de côté, négligés. Alors que leur pays est frappé par la pandémie et parfois- comme au Liban – par une crise protéiforme particulièrement dramatique. Ils enchaînent les épreuves sur table, au milieu des explosions, des coupures de courant, alors qu’ils n’ont pas fini leur programme et qu’ils se sentent abandonnés par la patrie culturelle et civilisationnelle vers laquelle leurs efforts et leurs rêves les ont portés toutes ces longues années d’étude. Leur forfait ? Etre scolarisés dans un établissement français privé à l’étranger, dûment déclaré auprès d’un rectorat français, mais dont les classes de première terminale ne sont pas encore homologuées.

Le gouvernement français ne doit-il pas faire preuve de solidarité à l’égard de ces jeunes qui maîtrisent et aiment la langue et la culture françaises ? N’a-t-on pas plus de devoirs à leur encontre qu’à l’égard de personnes qui prétendent être traités comme des Français mais qui ne se sont pas même donné la peine d’apprendre notre langue ?

Quel intérêt y a-t-il à rebaptiser nos rues d’une main, cédant aux chantages de la repentance, si, de l’autre, on n’est pas capables d’assurer l’égalité de tous les candidats qui présentent le baccalauréat français, quel que soit leur lieu de résidence ? Notre pays a ici l’occasion de montrer que  la solidarité francophone n’est pas un vain mot. Une occasion sans coût économique pour la France. Pourquoi ne pas la saisir ? Mais non voyons ! Notre gouvernement est celui qui choisit le rappeur Youssoupha pour interpréter l’« hymne » de l’équipe de France pour la compétition de l’Euro qui débute en juin…

Tout un programme, auquel les amoureux de la France n’ont bizarrement pas leur place ?

Anne Coffinier et Axelle Girard

1 commentaire

  • B

    27 mai 2021 à 20 h 57 min

    Habitant à l’étranger et enseignant dans un lycée français, j’approuve que ces lycéens du hors-contrat à l’étranger passent le bac.
    Il y a certes des établissements qui font un travail remarquable. Il y en a d’autres qui se contentent de faire du commerce en gonflant les bulletins en fonction des primes versées par les parents. Heureusement que nous faisons passer des épreuves de bac aux élèves de ces établissements….

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués : *

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos cookies ici.

Veuillez noter que les cookies essentiels sont indispensables au fonctionnement du site, et qu’ils ne peuvent pas être désactivés.

Pour utiliser ce site Web, nous utilisons les cookies suivant qui sont techniquement nécessaires
  • wordpress_test_cookie
  • wordpress_logged_in_
  • wordpress_sec

Refuser tous les services
Accepter tous les services