Écoles-entreprisesEntreprendreEure : de jeunes décrocheurs scolaires à l’Ecole des semeurs

9 janvier 20200
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"A Mesnil-en-Ouche, des jeunes hors de tout cursus d’apprentissage se remettent en selle grâce au premier établissement du réseau des écoles de production à se spécialiser en France dans le maraîchage biologique.

A l’ombre du château de Beaumesnil, l’Ecole des semeurs est en train de fleurir. De l’engrais vert s’épanouit sur deux demi-cercles disposés tels une haie d’honneur. Bientôt, les carrés de terre à proximité serviront de cahier d’exercices aux apprenants qui y feront leur potager. Sur une parcelle de quatre hectares, un peu plus loin, les premiers élèves de l’Ecole des semeurs travaillent déjà à la plantation d’arbustes.

L’air satisfait, Anthony s’accorde une pause après une matinée dédiée à la mise en place d’une haie. A 15 ans, l’adolescent s’est retrouvé pendant plusieurs mois en dehors de tout cursus d’apprentissage, après avoir décroché de sa formation d’installateur sanitaire plombier en alternance. «Ça ne m’intéressait pas, lâche-t-il sur le chemin de la cantine. Ici, je suis dehors. La nature, les arbres, je me sens bien.»

«Ici, c’est un vrai apprentissage»

Son maître professionnel maraîcher, Lylian Glinel, se souvient d”être lui aussi passé près du décrochage scolaire : «A 16 ans, se retrouver en alternance avec un patron, ça ne se passe pas toujours bien. Certains peuvent abandonner leurs études. Ici, ils se forment à un métier, c’est un vrai apprentissage, mais il y a quand même les copains, c’est du travail d’équipe.»

«Le décrochage scolaire est important en Normandie, or nous sommes dans une zone rurale ; le maraîchage parle aux gens», explique Marie-Cécile Pennequin, directrice à la motivation contagieuse. L’école propose une formation en CAP Vente Primeur dédiée à 70 % à l’apprentissage. Les élèves apprennent la production mais aussi à bien vendre leurs produits, en maîtrisant par exemple des notions comme la durée de vie des légumes ou les méthodes de stockage.

Pour être passée par des chantiers d’insertion par le maraîchage, Marie-Cécile Pennequin sait à quel point le travail de la terre peut être valorisant. Cette école, c’est son projet. Elle y met toute son énergie, va jusqu’à rencontrer les directeurs des établissements proches pour qu’ils orientent vers elle leurs élèves en décrochage. Car elle l’assure : «Nourrir les hommes, ça permet, mine de rien, de se sentir sacrément utile !»


Source : leparisien.fr, “Eure : de jeunes décrocheurs scolaires à l’école des Semeurs”, publié par Lou Garçon le 9/1/2020. http ://www.leparisien.fr/societe/eure-de-jeunes-decrocheurs-scolaires-a-l-ecole-des-semeurs-09-01-2020-8232549.php

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