#TouchePasAmonIEFDans le Loiret, des parents toujours mobilisés pour défendre la liberté d’instruire leurs enfants à la maison (La République du Centre)

21 décembre 20200
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L'article de la République du Centre sur la loi confortant les principes de la République... et la défense de l'instruction en famille !

“L’article 21 du projet de loi sur les séparatismes lie l’instruction à la maison à des autorisations. Les familles concernées craignent de ne plus avoir le droit d’instruire leurs enfants à domicile à partir de la rentrée 2021.

Nous l’avions rencontrée en octobre, quelques jours seulement après l’annonce du président de la République, Emmanuel Macron, de limiter l’instruction à domicile : Virginie Vaussion, Amilloise qui fait l’école à la maison à ses deux fils depuis des années, est devenue l’une des voix, au niveau du département du Loiret, de la colère et des inquiétudes des familles.

Car deux mois après l’annonce de rendre obligatoire l’instruction dans une école, le combat est toujours d’actualité, malgré une modification de l’article 21 de la loi sur les séparatismes. Le gouvernement a-t-il revu sa copie ? Pas du tout, selon Virginie Vaussion :

“Les gens pensent que le gouvernement a fait machine arrière, mais non, si on examine bien le projet de loi. L’instruction en famille n’est plus une liberté, puisqu’elle sera désormais soumise à autorisation. Ce qui veut bien dire que l’autorisation sera donnée sous réserve que vous rentriez bien dans toutes les cases. C’est bien ce qui nous fait peur. Nous demandons la suppression de cet article 21, tout simplement.”

En l’état actuel du projet, les dérogations seraient accordées aux enfants dont les familles sont itinérantes, ainsi qu’à ceux atteints par un handicap ou souffrant d’une pathologie. Un autre motif recevable serait “une situation particulière à l’enfant sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille”.

“Il ne peut pas y avoir d’autorisation, c’est une liberté constitutionnelle”, défend la mère de famille. “Et aujourd’hui, 62.000 enfants sont instruits en famille, un nombre qui a augmenté avec la crise sanitaire. Peut-on imaginer que la veille de la rentrée, toutes ces familles devront demander une autorisation ? Qui traitera ces demandes ? Quelles familles recevront cette autorisation ?”

Des familles dans l’incompréhension

Les foyers concernés n’entendent pas baisser les bras et comptent bien se battre jusqu’au bout. Comme Jennifer et Charles, un couple de Villemandeur, qui témoigne de son incompréhension : “Pourquoi faire une demande d’autorisation ? Nous ne sommes pas en dehors des radars ! Que serait devenu mon fils de 8 ans si j’avais dû lui dire : “Attends, papa et maman doivent demander l’autorisation pour te retirer de l’école alors que tu vis en plein mal-être ?“, interroge Jennifer.

Pour Stéphanie, une autre mère de famille, vivant à la Ferté-Saint-Aubin, “cela ne résoudra toujours pas le problème de la radicalisation. Que le gouvernement se penche sur le problème et qu’il nous laisse continuer à instruire en paix !”.

Audrey, habitante de Corquilleroy, a, pour sa part, décidé de déscolariser son enfant après l’annonce du port du masque obligatoire à la rentrée de la Toussaint : “Avec le projet de loi actuel, il nous aurait certainement été impossible de faire ce choix”, souligne-t-elle.

Catherine et Cyrille vivent à Saint-Jean-de-la-Ruelle  : ils jugent que le nouveau projet de loi “ne change rien au projet initial, à savoir nous ôter cette liberté fondamentale de pouvoir choisir en conscience avec nos enfants de quel type d’instruction ils ont besoin et envie” : “Mon mari et moi nous sentons abattus, et piétinés par le système mais toujours déterminés à faire valoir notre droit”.

Pour Floriane, le gouvernement se trompe de cible : “Les enfants non déclarés le resteront toujours, les écoles radicalisées aussi ! Il y a tellement d’autres priorités d’ordre scolaire : fonds insuffisants pour le matériel ou le confort des écoles, sécurité des enseignants…”

Le texte de loi sur les séparatismes doit passer dès janvier devant la commission des lois et en février en séance plénière.

Une marche vers l’Élysée

Avec d’autres parents de l’agglomération montargoise, Virginie Vaussion s’est présentée devant l’hôtel de ville de Châlette, jeudi 17 décembre, à 16 heures,pour accueillir Ophélie et son fils, Victor, qui ont entamé une marche vers l’Élysée pour porter les inquiétudes de ces milliers de familles.”

Pascale Auditeau


Source : lares.fr, “Dans le Loiret, des parents toujours mobilisés pour défendre la liberté d’instruire leurs enfants à la maison”, publié le 21/12/20 par Pascal Auditeau. https ://www.larep.fr/amilly-45200/actualites/dans-le-loiret-des-parents-toujours-mobilises-pour-defendre-la-liberte-d-instruire-leurs-enfants-a-la-maison_13891863/

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