L'ECOLE INCLUSIVE ?À l’institut Saint-Pierre de Palavas, des enfants handicapés se rééduquent comme dans un jeu vidéo (Midi Libre)

2 février 20210
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L'Institut Saint-Pierre est un lieu unique en Occitanie. C'est un hôpital qui accueille des enfants en situation de handicap et qui les aide par le jeu vidéo. Un programme d'éducation thérapeutique est mis en oeuvre avec le CHU de Montpellier.

“L’institut Saint-Pierre s’équipe d’un plateau futuriste et ludique, unique en Occitanie, pour aider ses petits patients à faire de grands progrès.

Non, ce n’est pas dans l’attraction phare d’un parc à thème. Sur l’écran géant immersif, le décor est bien celui du jeu vidéo. Il y a des pièges à éviter et des bonus à prendre, le score s’affiche sur l’écran. Mais les gamins qui se succèdent sur la piste n’ont pas les mêmes préoccupations que ceux de leur âge. Ils sont là en raison d’une maladie, d’un handicap. Dans leur dos, des écrans enregistrent l’information envoyée par des puces qui captent le mouvement, des caméras relaient aussi l’information. Devant l’écran, un kinésithérapeute enregistre, analyse, ou dicte le programme du jour. L’objectif est double : faire un bilan, rééduquer.

Unique en Occitanie

On est à l’institut Saint-Pierre, à Palavas-les-Flots, un hôpital pour enfants comme il en existe une vingtaine en France. Sa particularité : “C’est le plus important en matière de soins de suite et de réadaptation, on a huit programmes d’éducation thérapeutique, six programmes de recherche en lien avec le CHU de Montpellier”, rappelle Loïc Bernard-Michel, directeur.

Avec son faux air d’espace ludique, le “Grail”, nom barbare du laboratoire interactif de la marche en temps réel et en réalité virtuelle, en fait partie. Il a été installé fin décembre. “On est le premier à disposer de cet équipement en Occitanie”, se félicite Loïc Bernard-Michel. Les plus proches sont à Nice et Lyon

Destiné à des enfants cérébro-lésés, amputés, opérés ou destinés à l’être pour un trouble locomoteur, il sera bientôt ouvert à des sportifs de haut niveau en phase de réathlétisation.

Pour Lenny, 10 ans, équipé de capteurs aux chevilles et d’une assistance robotisée sur les membres supérieurs, il s’agit de corriger les effets d’un AVC à la naissance. Il enchaîne les exercices avec envie et énergie, a l’impression d’évoluer “dans un dessin animé”. “Sur le plateau de kiné classique, c’était difficile. Avant de le mettre sur le Grail, on s’est dit qu’il partirait dans tous les sens. C’est tout le contraire”, constate Guillaume Passouant, passionné par une approche différente de son métier de kinésithérapeute.

“Les gamins sont émerveillés, leur esprit de compétition leur permet d’aller au maximum de leurs possibilités”, ajoute Marie Pierre Tamburro, cadre de rééducation, qui voit là “un outil exceptionnel de rééducation”.

Karine Patte, chef du service de médecine physique et réadaptation, insiste sur la double fonction du dispositif : l’analyse qui “aide à la décision” et au choix du futur traitement, et la rééducation de la marche. Sur les écrans d’ordinateur, courbes et personnages virtuels restituent une séance qui peut utiliser l’énorme potentiel du Grail, “10 caméras, 26 capteurs”, dans “une trentaine d’univers différents”, sur un tempo accéléré ou ralenti, des diversions sonores, des variations d’amplitude des gestes… Impressionnant.

Appuis, mouvements du bassin… “On récupère des informations jusque-là impossibles à obtenir. J’ai l’impression d’avoir une formule 1 entre les mains”, résume le médecin. Mais “il faut savoir la piloter”. Après à peine un mois d’utilisation, son équipe passe la vitesse supérieure : “On commence à bien la prendre en main”, dit Guillaume Passouant. Les petits, eux, sont déjà à fond.

10 000 jeunes accueillis par an

L’acquisition du Grail a coûté 500 000 €, à l’initiative de la fondation Saint-Pierre et de son mécène, la fondation Smurfit Kappa. Il est adossé à un autre équipement de pointe, l’isocinétisme, pour évaluer la force musculaire et repérer les déficits d’ordre articulaire, musculaire, neurologique. Un total d’un million d’euros a été investi sur le plateau, avec la construction d’un bâtiment dédié. Avec 35 médecins intervenants et 180 personnels spécialisés, l’institut Saint-Pierre accueille 10 000 patients par an, “bébés et jusqu’à 18 ans”, il totalise 25 000 hospitalisations de jour et 10 000 consultations extérieures. Pour une indication de médecine physique et réadaptation mais aussi des troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), des pathologies cardiologiques, obésité, diabète…”

 

Source : midilibre.fr, “À l’institut Saint-Pierre de Palavas, des enfants handicapés se rééduquent comme dans un jeu vidéo”, par Sophie Guiraud, publié le 1/2/21. https://www.midilibre.fr/2021/01/31/a-linstitut-saint-pierre-de-palavas-des-enfants-handicapes-se-reeduquent-comme-dans-un-jeu-video-9343754.php

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